Nicolas Meizonnet demande la réintégration immédiate des soignants suspendus.

Lundi 14 mars, la suspension du « passe vaccinal » est entrée en vigueur. Alors qu’elle s'applique également aux employés des lieux dans lesquels il était obligatoire, les soignants, eux, demeurent soumis au « passe vaccinal » pour exercer leur profession. Pour rappel, le 15 septembre 2021, l’obligation vaccinale des soignants est entrée en vigueur et ce sont plus de 15 000 soignants qui ont été suspendus depuis.

Rien ne justifie pourtant cette obligation vaccinale pour la simple raison que le vaccin n’empêche la propagation du virus. Les soignants vaccinés peuvent transmettre le virus à leurs patients autant que les non-vaccinés. Seul un test négatif offre une garantie suffisante, pourtant, les soignants ne sont plus testés. Situation d'autant plus incompréhensible lorsque l'on sait que certaines directions d’hôpitaux, faute de personnel, ont appelé des soignants testés positifs à venir travailler. Ces suspensions abusives alors que le pays subissait une crise sanitaire inédite et, avec elle, une crise de l’hôpital public sans précédent sont un véritable scandale.

À l'heure où nos voisins européens, comme l'Angleterre, renoncent à mettre en place l’obligation vaccinale pour les soignants du fait que leur population est désormais mieux vaccinée et que le virus est moins dangereux, nous devons revenir dessus.

Je n'ai cessé de considérer cette obligation vaccinale comme un non-sens sanitaire et une honte sur le plan moral.


Ainsi, j'ai demandé à Olivier Véran de renoncer, et ce dans les plus brefs délais, à l’obligation vaccinale pour les personnels soignants.