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Piqûres dans les lieux festifs : il faut agir et vite !

Question écrite n° 45631

Rubrique : Sécurité des biens et des personnes


M. Nicolas Meizonnet alerte M. le ministre de l’Intérieur sur la prolifération de cas de piqûres dans les soirées festives et boîtes de nuit.


Le député constate, depuis plusieurs semaines, une augmentation très significative de cas reportés de piqûres sauvages, et cela sur l’ensemble du territoire. Boites de nuits, concerts, festivals et plus largement événements réunissant une foule dense sont touchés par ce phénomène. De Lens à Bastia, de Paris à Alès, aucun territoire ne semble épargné par ces agressions dont l’issue peut être dramatique.


D’après certains spécialistes, ces piqûres seraient en effet souvent utilisées afin d’injecter des substances psychotropes, telles que du GHB ou du GBL, afin que l’agresseur puisse abuser des victimes. S’il n’y a, pour le moment, pas de cas grave déclaré, ces piqûres entraîneraient quasi systématiquement un risque de transmission de maladie infectieuse, comme le VIH, qui obligent les victimes à prendre une trithérapie d’urgence préventive, traitement très lourd et accompagné de nombreux effets secondaires handicapants.


De nombreux professionnels de santé font part de leur inquiétude, c’est le cas du Professeur Nicolas Franchitto, chef du service d'addictologie du CHU de Toulouse. Dans une interview donnée à La Dépêche le 29 avril dernier, il parle de « plusieurs dizaines de personnes arrivant avec une trace de piqûre » et appelle à ne pas négliger ce problème : « Ce n'est pas une hallucination collective. »


Dans la région occitane, de nombreux événements populaires tels que les férias ou les fêtes votives rythment la saison estivale. Ces derniers sont déjà touchés par des cas de piqûres. À la féria d’Alès par exemple, 15 cas ont été reportés par les autorités. À Nîmes, déjà six cas ont été déclarés depuis le début du mois de mai dans des lieux festifs.


Alors que la féria de Nîmes débute ce mercredi 1er juin et que nombre de fêtes votives s’apprêtent à démarrer, le député Nicolas Meizonnet demande au Ministre ce qu’il compte faire pour agir contre ce phénomène urgent et extrêmement préoccupant.

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